Actes des colloques

L'AVC, une maladie de jeune ?

L’Alsace se distingue en étant la région de France où la progression de l’Accident Vasculaire Cérébral entre 1997 et 2014 a été la plus rapide au vu des statistiques d’Affections de Longue Durée (ALD) : taux multiplié par 4,2. Sur la période, cette progression est différente entre Haut-Rhin (x3,4) et Bas-Rhin (x5,5). L’AVC progresse chez les moins de 45 ans, mais de façon très contrastée entre Haut-Rhin (x 1,6) et Bas-Rhin (x 4,3). Ce phénomène de progression et de « rajeunissement » de l’AVC est observé au niveau français et mondial. La question est posée de savoir s’il s’agit d’un phénomène, de type nouveau, notamment du point de vue des causes environnementales. En mettant ces données dans le débat public, notre objectif est d’attirer l’attention sur la nécessité d’avoir une politique plus ambitieuse de santé environnementale, pour s’attaquer aux causes des maladies chroniques.

Deuxième rencontre Européenne des villes et territoires sans PE : De l’appel de Wingspread à l’appel de Paris

Le 10 octobre 2017, le Réseau Environnement Santé avait organisé les Premières rencontres européennes des Villes et Territoires sans Perturbateurs Endocriniens à Paris. Près de 200 participants étaient au rendez-vous. De cet événement ressortit un sentiment largement partagé, à l’écoute des expériences présentées, que la société civile était prête à se mobiliser pour cet objectif. La rencontre des 28 et 29 septembre 2018 se situe dans cette démarche. Les collectivités locales ont un rôle particulier car, outre leur capacité à toucher l’ensemble des citoyens, elles disposent du levier économique de la commande publique. Le 28 septembre, 13 villes et territoires ont signé la charte Villes et Territoires sans Perturbateurs Endocriniens ! Paris, Strasbourg, Saint-Jean, Tulle, Grande-Synthe, Fontenay-sous-Bois, Le Séquestre, Limoges, Douai, Marseille (en projet), Biarritz (en projet) et les communautés de communes du Douaisis et de Coeur d’Ostrevent ont signé. La dimension européenne portée par Madrid, Stockholm et Paris montre de surcroit que les capitales peuvent, comme pour le réchauffement climatique, montrer la voie aux gouvernements, en faisant écho à l’appel de Wingspread, lancé par 21 scientifiques en juillet 1991, qui nous alertait sur l’enjeu des perturbateurs endocriniens. C’est à cette occasion que l’expression fut créée.

Santé environnementale et maladies chroniques : coût de l'action, coût de l'inaction

Nous ne pouvons pas faire comme si nous ne le savions pas. Quatre constats devraient inciter à repenser et adapter les stratégies de santé publique et de prévention : • Les maladies chroniques sont devenues des maladies dominantes. 20 % des citoyens sont ainsi concernés, alors que ce chiffre ne fait que croître. Les maladies chroniques ne sont pas uniquement la conséquence du vieillissement. • S’agissant de la genèse de ces pathologies, les connaissances scientifiques font émerger les facteurs environnementaux dans leur survenue (cancer, diabète, obésité, maladies cardiovasculaires…). Comment prendre en compte ces connaissances pour faire évoluer les pratiques ? • Réduire la logique de santé à la logique de soins ne permettra pas d’enrayer la progression de ces maladies modernes. Quelle impulsion donner à la prévention, qui reste encore un parent pauvre de notre système de santé ? • Le poids des maladies chroniques dans les dépenses de santé ne cesse de croître et met en péril la pérennité des systèmes d’Assurance Maladie et de solidarité. Cette observation a été formulée par l’OMS.

Y AURA-T-IL ENCORE DES PETITS OCCITANS EN 2040 ?

Depuis 50 ans, les problèmes de fertilité n’ont cessé de croître : 1 couple sur 5 rencontre aujourd’hui des difficultés pour mener à terme son projet parental. Hommes comme femmes sont concernés : progression de l’endométriose et des ovaires polykystiques, réserve ovarienne épuisée avant l’âge chez les femmes sont parmi les troubles qui gagnent du terrain. Quant aux hommes, la dégradation de la qualité du sperme, l’augmentation du cancer des testicules et des malformations génitales n’ont cessé de les affecter davantage. En France, le sud-ouest est la première région concernée par ces problèmes selon l’étude de Santé Publique France basée sur un échantillon national de 26 000 personnes (Joëlle Le Moal et al, Semen quality trends in French regions are consistent with a global change in environmental exposure, Reproduction Avril 2014). SI L’ÉVOLUTION ACTUELLE SE POURSUIVAIT, EN 2040 IL POURRAIT NE PLUS Y AVOIR DE PETITS OCCITANS ! Ce colloque est une opportunité de mettre dans le débat public les connaissances scientifiques et médicales sur ce thème en donnant la parole aux spécialistes et aux personnes concernées. Cet événement s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens (SNPE), du Plan National Santé Environnement (PNSE3) et des Plans Régionaux Santé Environnement (PRSE3)aD) se pose.

Perturbateurs endocriniens, eau et santé

« Le pari était risqué, mais il a été gagné! Près de 200 personnes pour débattre de l’enjeu des normes pour les Perturbateurs Endocriniens dans l’eau, qui plus est en province… La démonstration a été ainsi faite de la prise de conscience croissante de l’enjeu des Perturbateurs Endocriniens et de la nécessité, comme le recommande la Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens, de diminuer l’exposition de la population mais aussi de repenser nos règlementations sur la base de la science d’aujourd’hui. Des solutions existent et ont fait l’objet notamment d’un rapport du Centre de Recherche de l’Union Européenne. Le colloque de Poitiers va pouvoir contribuer à alimenter le débat à l’occasion du réexamen en cours de la Directive européenne. Merci à tous nos contributeurs qui ont permis le succès de cette manifestation ! » André CICOLELLA Président du Réseau Environnement Santé

Pour des Villes et Territoires sans Perturbateurs Endocriniens

La 1e rencontre européenne des Villes et Territoires sans Perturbateurs Endocriniens a été un succès. Près de 200 participants étaient au rendez-vous. De cet événement ressort un sentiment largement partagé, à l’écoute des expériences présentées, que la société civile était prête à se mobiliser pour cet objectif. Les collectivités locales ont un rôle particulier car, outre leur capacité à toucher l’ensemble des citoyens, elles disposent du levier économique de la commande publique. Les professionnels de santé ont aussi une responsabilité particulière, en vertu du principe d’Hippocrate « D’abord ne pas nuire ». Il est à l’évidence urgent d’empêcher toute contamination par les dispositifs médicaux et plus largement par l’environnement des établissements. La dimension européenne portée par Madrid, Stockholm et Paris montre que les capitales peuvent montrer la voie aux gouvernements à un moment où la commission européenne continue de tergiverser sur la question de la définition. Rendez-vous pour la 2nde rencontre européenne en septembre 2018 !

Vers une dentisterie sans Perturbateurs Endocriniens

Chercheurs, praticiens, fabricants et représentants institutionnels ont débattu ce jeudi 23 juin autour du thème “Vers une dentisterie sans Perturbateurs Endocriniens” à l’invitation de Nathalie Ferrand. Une première en France, le point de départ d’une nouvelle dynamique : celle d’une profession sensibilisée et prête à agir pour lutter contre l’impact des Perturbateurs Endocriniens et plus spécifiquement contre celui du Bisphénol A et de ses substituts. Le constat posé, des solutions sont à trouver ensemble ont relevé l’ensemble des intervenants. Cette envie de protéger patients et professionnels donnera lieu à de nouvelles rencontres, nous vous tiendrons bien entendu au courant !

Environnement chimique, obésité, diabète

L’objectif poursuivi par ce colloque était double. Reposant sur l’expertise scientifique du Réseau Environnement Santé et sur l’expertise en promotion de la santé environnementale de la Mutualité Française, il s’agissait à la fois de mettre en avant les données scientifiques récentes pointant le rôle de l’environnement chimique dans le développement de l’obésité et du diabète, et de s’interroger sur la façon d’intégrer ces données scientifiques nouvelles dans la mise en oeuvre d’actions concrètes en promotion de la santé environnementale.

Perturbateurs Endocriniens et Biodiversité

« Un grand nombre de substances crées par l’homme, émises dans l’environnement ainsi que quelques substances naturelles, ont le potentiel de perturber le système endocrinien des animaux y compris celui de l’espèce humaine ». Il y a 20 ans, 21 scientifiques réunis à l’initiative de Theo Colborn responsable scientifique du WWF faisaient ce constat, lors de l’Appel de Wingspread. C’est à cette occasion que l’expression « Perturbateurs Endocriniens » a été créée. Ce qui n’était à l’époque qu’une hypothèse, a généré par la suite des milliers d’articles scientifiques qui démontrent que ces Perturbateurs Endocriniens impactent aussi bien la santé de l’homme que la santé des écosystèmes. Ce colloque est destiné aux scientifiques, aux politiques, aux journalistes ainsi qu’aux acteurs institutionnels et de la société civile.
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