COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Paris, le 04 Juillet 2017,

 

Perturbateurs Endocriniens : la Commission Européenne continue de mener une bataille d’arrière-garde contre l’évidence scientifique.

La Commission Européenne a obtenu un vote sur ses propositions de définition des Perturbateurs Endocriniens sur la base de la définition de l’OMS, en élargissant aux catégories « perturbateurs endocriniens avérés » et « perturbateurs endocriniens présumés », mais en maintenant le principe d’une exemption pour les pesticides agissant sur les arthropodes.

Les scientifiques spécialistes des Perturbateurs endocriniens ont rappelé régulièrement que cette exemption ne repose sur aucun fondement scientifique sérieux car la proximité est grande entre les systèmes endocriniens de l’ensemble des espèces.

Le RES regrette que la France ait voté cette résolution, se dissociant ainsi de la Suède et du Danemark. Le RES prend acte néanmoins des 9 engagements des ministres de la transition écologique, de la santé et de l’agriculture de développer une politique ambitieuse à l’échelle nationale d’élimination des perturbateurs endocriniens, sans prise en compte de ces critères d’exemption et plus largement d’extension de la Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens et d’augmentation des moyens des agences et du Programme National de Recherche sur les Perturbateurs Endocriniens.

L’enjeu est aujourd’hui d’éliminer les PE de notre environnement qui représentent un facteur majeur de la croissance des maladies chroniques.  Les Etats Généraux de l’Alimentation doivent être l’occasion de mettre en œuvre cette politique, car 80% des perturbateurs endocriniens proviennent de l’alimentation.

Le RES demande que ces Etats Généraux rassemblent toutes les parties prenantes et pas seulement les exploitants agricoles et la grande distribution.

Le RES demande une grande loi de santé environnementale permettant de doter la France des outils pour faire face à cette épidémie.

Lire le communiqué de presse

 

Pour en savoir plus :

Le communiqué de presse de la Commission Européenne : Perturbateurs endocriniens: une avancée majeure pour la protection des citoyens et de l’environnement

La déclaration du Ministre de la Transition écologique et solidaire :