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Le "bidouillage" des études issues de l'industrie PDF Imprimer Envoyer

Le site « Our stolen Future » publie un article de Frederick S. vom Saal, chercheur américain très impliqué sur les recherches autour des effets du BPA. Il montre comment, aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) continue d'ignorer systématiquement les données scientifiques remettant en cause  la norme actuelle à 50 µg/kg/j.
La FDA a exactement le même positionnement que celui de l'AFSSA en France, et de l'AESA en Europe. Les études fournies par l'industrie sont principalement prises en considération, car, dit la FDA, elles ont été menées selon les Good Laboratory Practices (GLP).
Argument en apparence imparable. Vom Saal montre pourtant qu'elles présentent des erreurs manifestes (par exemple, les animaux témoins ne répondent pas comme on devrait s'y attendre, ce qui signifie qu'ils ont été contaminés eux-mêmes et sont donc de faux témoins) et des biais volontaires (une partie de ces études ont été menées avec une souche de rat connue pour être peu sensible aux oestrogènes).

Source : 
Lien : http://www.ourstolenfuture.org/Commentary/Opinion/2009/2009-0413fvs-on-bpa.html 


Le même site « Our stolen Future » met en cause l'article publié en 2008 par Rochelle Tyl et un groupe de scientifiques de l'industrie chimique, dans la revue Toxicology. 36 scientifiques experts du BPA provenant de 6 pays ont écrit en mars 2009 un commentaire pour la revue de référence Environmental Health Perspectives mettant en cause cet article.
Cet article de Tyl est l'étude de référence sur lequel s'appuient l'AESA et la FDA pour justifier le maintien d'une norme élevée à 50 µg/kg/j. Dans cet article, l'âge des souris était de 3 mois mais, dans une audition, Rochelle Tyl a attribué un âge de 6 mois à ces mêmes souris et, en avril dernier, devant un congrès en Allemagne, 5 mois.
Changement qu'elle a reconnu publiquement devant le Congrès. Vom Saal donne les clefs de ce curieux comportement.
L'effet observé est la taille de la prostate. Ce poids était 70 % plus élevé que chez les témoins habituels chez cette souche de souris. Si on les vieillit, cette différence est gommée... Un tel aveu jette évidemment, comme le constate Vom Saal, un doute sur la qualité de ce travail.

Source :
Lien : http://www.ourstolenfuture.org/Commentary/JPM/2009/2009-0412on-fda-and-tyl.html 

Mise à jour le Vendredi, 15 Mai 2009 13:33
 
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