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Pourquoi le nombre de cancers du sein dans le monde a-t-il doublé entre 1990 et 2013 ?

Pourquoi la Belgique connaît-elle 22 fois plus de cas que le Bhoutan ?

Pourquoi note-t-on des écarts importants entre pays de même niveau de développement, voire entre régions françaises ?

Pourquoi les jeunes femmes sont-elles de plus en touchées ?

 

Des facteurs tels que le vieillissement de la population ou les progrès du dépistage n’expliquent que très partiellement l’épidémie qui touche toute la planète. Si les cancers du sein se multiplient, c’est que les facteurs de risque présents dans notre environnement quotidien se sont multipliés. S’appuyant sur les enquêtes scientifiques les plus récentes, André Cicolella passe au crible tous ces facteurs environnementaux, du DDT des années 1950 au bisphénol A aujourd’hui en passant par l’alimentation, la sédentarité ou les conditions de travail. La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de faire reculer l’épidémie, à condition de bien identifier ses causes et de mener les politiques publiques adéquates.

André Cicolella est chimiste toxicologue, ancien conseiller scientifique à l’Ineris et enseignant en santé environnementale à Sciences Po Paris. Il préside l’association Réseau Environnement Santé (RES), à l’origine de l’interdiction du bisphénol A dans les biberons et du perchloroéthylène pour le nettoyage à sec.

Le livre

Entre 1990 et 2013, le nombre de cancers du sein a doublé sur la planète. Il n’y a pas de fatalité : le vieillissement n’explique que 38 % de cette progression, c’est notre environnement le coupable. La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de faire reculer l’épidémie, à condition de bien en identifier les causes et de mener les politiques publiques adéquates. Ce livre propose une synthèse claire et accessible de l’état actuel de la recherche scientifique sur le sujet pour combattre les idées reçues : certes, certains cancers ont des causes génétiques, l’espérance de vie a augmenté et le dépistage s’est amélioré. Mais, quand on compare les taux de différents pays, on constate une très forte disparité. Le cancer du sein n’existe quasiment pas au Bhoutan ; il serait donc possible de réduire de 95 % le taux de cancer du sein en Belgique… et en France ! Il est temps de faire connaître les nombreuses données scientifiques disponibles et de se mobiliser contre un fléau qui nous touche tous, de près ou de loin. L’exposition au pesticide DDT a été reconnue cancérigène pour le sein cinquante ans après les premières données expérimentales. N’attendons pas encore cinquante ans pour proscrire le bisphénol A et autres perturbateurs endocriniens

 

Les notions clés sur le cancer du sein

C’est le 1er cancer féminin dans 161 pays (sur 184), concernant 90 % des femmes sur la planète. Il touche 1,8 million de femmes et est à l’origine de près de 500 000 décès par an. En France, 1 femme sur 8 est touchée et le taux a doublé depuis 1980. La Belgique, 1er pays touché au monde par le cancer du sein, compte 22 fois plus de cas que le Bhoutan, pays le moins touché, et 10 fois plus de décès. Pourtant disponibles, ces chiffres significatifs n’ont encore jamais suscité de programme d’études permettant d’en comprendre les raisons. Des facteurs de risque identifiés :

  • perturbateurs endocriniens (BPA, phtalates, pesticides, DDT, PCB, parabènes, filtres anti-UV, métaux…)
  • traitements médicaux (hormonaux par exemple, comme le THS ou le distilbène, la contraception orale…), l’abaissement de l’âge de la puberté…
  • substances chimiques mutagènes (benzène, toluène, chlorure de méthylène, chlorure de  vinyle…), HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et fumée de cigarette
  • radiations
  • travail : risque presque doublé chez les femmes travaillant de nuit pendant plus de quatre ans avant leur première grossesse ; + 50 % chez les infirmières…

mais aussi des facteurs protecteurs :

  • activité physique : elle diminue de 20 à 40 % le risque, selon les études
  • alimentation : selon une étude française, un régime « méditerranéen » diminue le risque de 15 % alors qu’un régime dit « alcool-western » augmente le risque de 20 %.

 

Les sources

  • Rapport « Priorité à la prévention », publié en 2013 par le Comité interagence de coordination sur la recherche environnementale et le cancer du sein (IBCERCC)
  • Rapport « État de la preuve : le lien entre cancer du sein et environnement. De la science à l’action », publié en 2010 par le Fonds Cancer du sein (BCF)
  • Rapport « Cancer du sein », publié en 2010 par le Fonds mondial pour la recherche sur le cancer (WCRF), en collaboration avec l’Institut américain de recherche sur le cancer (AICR)
  • Rapport « Femmes au travail et cancer du sein », publié en 2015 par le Fonds Cancer du sein
  • Articles de synthèse de chercheuses, du Silent Spring Institute, comme Ruth Ann Rudel, ou du Centre international de recherche sur le cancer (Circ), comme son directeur Peter Boyle.

Présentation : 4 pages « Cancer du sein en finir avec l’épidémie »

 

Dans les media

RFI. Priorité Santé. Cancer du sein : Octobre rose 

Le PointCancer du sein : peut-on vraiment parler d’épidémie ?

Politis. Cancer du sein : comment stopper une épidémie négligée

France InterInvité du journal de 13 heures  

Magazine de la Santé. Invité du jour 

Radio Télévision Suisse« La récente hausse de cancers du sein dans les pays occidentaux interpelle »

Ma prévention santé. Le Billet d’André Cicolella : En finir avec l’épidémie de cancers du sein ! 

L’Humanité« Oui, on peut vieillir sans développer de cancer »

Marie ClaireCANCER DU SEIN : FAUT-IL BANNIR LES SELS D’ALUMINIUM DE NOS DÉODORANTS ? 

France soirCANCER DU SEIN: LES FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX, COMME LA POLLUTION, EN CAUSE?

France Info, « Cancer du sein : « Il y a une vraie recrudescence »

L’Obs, « Cancer du sein : « Un empoisonnement qui commence dès le stade fœtal »

Mutualité Française.  Cancer du sein : « Une épidémie mondiale liée aux risques environnementaux »