La définition des perturbateurs endocriniens (PE) adoptée par les Etats membres de l’Union Européenne – à l’exception de la Suède, du Danemark et de la Tchéquie – est froidement accueillie par les ONG et associations mobilisées sur cet enjeu crucial de santé publique, qui attendaient que la France reste ferme sur la question, à l’instar du précédent gouvernement.

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Enfin, dans une perspective plus politique, le toxicologue André Cicolella, président du Réseau Environnement Santé, regrette « le signal envoyé à nos partenaires » danois et suédois, qui jusque-là faisaient bloc avec la France, et qui sont eux restés sur leur position.

Des mesures nationales pour compenser ?

André Cicolella y voit un signe positif «que la France ne tiendra pas compte au niveau national de cette définition » et espère « que les autres pays européens s’alignent à leur échelle nationale sur la France si elle prend ce type de mesures pilotes », rappelant le rôle précurseur du pays dans l’interdiction du bisphénol A. Le toxicologue ajoute qu’il y a en France des « perspectives positives » car l’opinion publique est sensibilisée à cet enjeu. En clair, à défaut d’avoir fait fléchir les intérêts agrochimiques allemands, la France doit assumer sa position de leader sur la question et montrer l’exemple. Dans cette optique, les Etats généraux de l’alimentation qui doivent se tenir courant juillet sont scrutés attentivement. André Cicolella « en attend beaucoup », et ne voit pas comment on pourrait décemment « y parler d’alimentation sans parler de santé ».

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Notre communiqué de presse « Perturbateurs Endocriniens : la Commission Européenne continue de mener une bataille d’arrière-garde… »