La France et les autres États ont adopté la définition des perturbateurs endocriniens proposée par Bruxelles. Un accord qui soulève la colère des scientifiques et des défenseurs de l’environnement.

On y est. La France a fini par s’incliner devant l’Allemagne au dépit de l’avis des scientifiques et des associations environnementales. La Commission européenne a obtenu, mardi 4 juillet, le vote favorable des États membres sur son projet très controversé de définir les perturbateurs endocriniens. La majorité nécessaire a pu être obtenue par le retournement de veste de la France. L’Hexagone s’opposait depuis plus d’un an, aux côtés de la Suède et du Danemark, à ce texte jugé pas assez protecteur de la santé publique et de l’environnement. C’est donc Berlin qui a eu gain de cause. L’Allemagne était pour une réglementation bien moins contraignante pour l’industrie.

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L’inquiétude des ONG et des scientifiques

Une disposition inscrite dans le projet pose problème à de nombreux professionnels. Il s’agit du principe d’exemption pour les pesticides agissant sur les arthropodes (insectes, crustacés, arachnides, etc.). “Les scientifiques spécialistes des perturbateurs endocriniens ont rappelé régulièrement que cette exemption ne repose sur aucun fondement scientifique sérieux car la proximité est grande entre les systèmes endocriniens de l’ensemble des espèces”, indique l’association Réseau environnement santé (RES). L’association aurait aimé que la France reste alliée au Danemark et à la Suède.

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