Rapport final du projet LIFE ChemBee : Est ce que les utilisateurs finaux ont leur importance ?
Le projet LIFE ChemBee a cherché à déterminer si des consommateurs informés et responsabilisés pouvaient réduire leur exposition aux SVHC lorsqu’on leur fournit des connaissances accessibles, des outils pratiques et des alternatives viables. Plus précisément, le projet a cherché à déterminer si le fait de donner aux personnes les moyens d’identifier où se trouvent les substances chimiques dangereuses dans la vie quotidienne peut entraîner des changements concrets dans les habitudes de consommation, les pratiques domestiques et la prise de conscience des risques.
Comme beaucoup de projets LIFE, il a permis aussi de sensibiliser et d’informer, tout en testant des solutions innovantes susceptibles d’orienter les politiques, de favoriser la réplication des initiatives et d’amorcer un changement systémique.
Au terme de 4 années d’expérimentations, il a permis de démontrer que l’autonomisation des utilisateurs finaux peut aider à identifier les voies d’exposition, à tester des approches de communication, à mettre en évidence les obstacles à la mise en œuvre et à créer une demande pour des produits plus sûrs. Mais que ces actions ne peuvent en aucun cas se substituer à la réglementation des produits dangereux sur les marchés. Une auto-évaluation répétée peut favoriser l’apprentissage et des changements de comportement progressifs. Un environnement sans substances toxiques ne peut pas dépendre uniquement de la vigilance individuelle des consommateurs, les utilisateurs finaux, qui n’ont par ailleurs pas tous le même accès à l’information et aux produits sûrs.
