Une étude récente menée par l’Inserm met en évidence un résultat clé : modifier ses habitudes de consommation, notamment en réduisant l’usage des cosmétiques, permet de diminuer rapidement l’exposition à certains polluants chimiques.
Une baisse mesurable en quelques jours
Dans le cadre de cette recherche, des volontaires ont temporairement arrêté ou limité l’utilisation de leurs produits cosmétiques. Les analyses biologiques montrent une diminution rapide et marquée de plusieurs substances chimiques dans les urines, notamment des perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A Ce résultat s’explique par le fait que ces substances ont une durée de vie courte dans l’organisme et sont éliminées rapidement après exposition
Des expositions multiples au quotidien
Les perturbateurs endocriniens (bisphénols, parabènes, phtalates…) sont omniprésents dans l’environnement :
- produits cosmétiques et d’hygiène
- emballages plastiques
- alimentation et objets du quotidien
Ils peuvent pénétrer dans l’organisme par la peau, l’air ou l’ingestion, et s’accumuler via des expositions répétées
Quels enjeux pour la santé ?
Ces substances sont capables d’interagir avec le système hormonal. Elles sont associées (avec des niveaux de preuve variables) à des effets sur :
- la reproduction et la fertilité
- le métabolisme (obésité, diabète)
- le neurodéveloppement et le comportement
Le bisphénol A, par exemple, est reconnu comme perturbateur endocrinien et fait l’objet de restrictions d’usage en Europe
Un message clé : agir à son échelle
L’intérêt majeur de cette étude est de montrer que l’exposition n’est pas figée.
Des changements simples — comme réduire ou mieux choisir ses cosmétiques — peuvent entraîner des bénéfices rapides et mesurables.
Cela ouvre la voie à des recommandations concrètes pour le grand public, notamment dans une logique de prévention, en particulier pour les populations les plus sensibles (femmes enceintes, enfants).
